Tourism for Help

Association pour la promotion du tourisme responsable

Témoignage

27octobre2017

Tourisme responsable, une opportunité pour les pays en développement?, venez prendre part à notre débat!

Tourism for Help avec le soutien de la Fédération Genevoise de Coopération

vous invitent à une table ronde :

Le vendredi 10 novembre 2017 à 18h45.

2017 a été déclarée comme étant l’année internationale du tourisme durable pour le développement par l’Organisation Mondiale du Tourisme.

Dans le cadre de ses actions, notamment en Afrique, Tourism for Help promeut et soutient un tourisme favorisant l’économie locale, préservant les ressources naturelles en harmonie avec les communautés locales. À travers ses centres de formation (guesthouse et restaurant) et ses actions de sensibilisations, l’association cherche ainsi à encourager un tourisme plus responsable en Suisse et dans les pays en voie de développement, tant pour ses apprenants que pour les acteurs du métier et les touristes qui séjournent sur place.

En tant que partenaire de l’OMT, (http://www.tourism4development2017.org/solutions/tourism-for-help/), et afin de marquer notre engagement pour cette thématique essentielle à nos actions au sud, nous vous invitons à prendre part à une discussion avec des spécialistes de ces différents secteurs ayant comme thème :

Tourisme responsable, une opportunité

pour les pays en développement ?

Les échanges auront pour but de décrire les expériences de chacun mais aussi de soulever les perspectives que pourraient offrir ou non cette forme de tourisme. Le débat s’ouvrira sur une possible vision commune du tourisme responsable pour ensuite permettre au public de mieux comprendre la situation actuelle : quelles sont les tendances ? quels sont les enjeux économiques actuels ? quelles sont les formes de tourisme majoritaire et pourquoi ? quelles sont réellement les opportunités de développement actuelles ? quelle est la marge de progression de ce genre de tourisme dans le contexte mondial d’aujourd’hui ?

Modérateur : Daniel Wermus : Fondateur de l’agence de presse-InfoSud.

Les intervenants de cette table ronde sont :

Milasoa Cherel Robson : Economiste dans la Section Afrique de l’organisation des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED). Ses travaux de recherche et d’assistance technique se concentrent sur la conception de politiques pour optimiser l’impact du commerce et de l’investissement sur le développement durable dans les pays africains. Elle a récemment fait partie de l’équipe qui a lancé le rapport Afrique de la CNUCED sur le tourisme pour une croissance transformative et inclusive.

Rafael Matos-Wasem : Géographe, spécialiste du tourisme durable, du slow tourism ainsi que du tourisme patrimonial. A travaillé pour le compte du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il est actuellement rattaché en qualité de professeur à la Haute Ecole de Gestion & Tourisme et en tant que chercheur à l’Institut de tourisme de la HES-SO Valais-Wallis, l’un des plus importants centres du genre dans le secteur du tourisme en Suisse.

Émile Badji : Directeur et responsable pédagogique du Centre de formation Keur Yakaar au Sénégal, créé par Tourism for help en 2014. Formateur en Écotourisme et Connaissance du Monde Contemporain. Auteur de la thèse : « L’écotourisme et le tourisme durable, deux modèles de développement du tourisme sénégalais pour les collectivités locales : le cas de la Basse Casamance ».

A confirmer : Un-e responsable d’agence de voyages et/ou une représentante de l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme) basée à Genève.

Lieu : Uni Bastion – salle B112

Déroulé:

18h45: Ouverture de la salle
19h00: Début de la table ronde
20h00: Fin table ronde
20h00-20h15: Questions/réponses avec le public
20h30: Verrée
Public concerné : Tous publics, touristes et voyageurs de la région de Genève, professionnels du tourisme, étudiants, responsables d’ONG, etc.

Informations Presse :
www.tourismforhelp.com
sonia.miny@tourismforhelp.com
077.403.25.90

-Émile Badji, le directeur de notre centre de formation « Keur Yakaar » au Sénégal, sera présent quelques jours à Genève dans le cadre de cette table ronde (6 au 11 novembre). Nous espérons que vous serez intéressé de le rencontrer afin de parler du centre qu’il dirige.

Plus d’informations sur: www.keuryakaar.com

13septembre2015

Témoignage de Thibault, bénévole cet été dans notre centre de formation au Sénégal

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Je m’appelle Thibault Cacheux, j’ai 24 ans et j’habite à Mont-sur-Rolle dans le Canton de Vaud. Je viens de terminer mon bachelor à l’université de Genève à la faculté des Lettres en histoire générale, et langue, littérature et civilisation arabe. Et je vais commencer dès la rentrée de septembre un master à Paris sur la mondialisation, les dynamiques spatiales et le développement des pays du Sud.

À l’âge de 16 ans, j’ai fait mon premier voyage en tant que bénévole dans un orphelinat au Togo. À la suite de cette expérience enrichissante, je me suis intéressé au continent africain, à ses habitants, ainsi qu’aux questions liées à son développement. Depuis ce jour, je pars chaque année durant mes vacances d’été en tant que bénévole en Afrique de l’Ouest.

Ainsi, dès le mois de janvier 2015, je pars à la recherche d’un projet pour mes vacances et celles des mes amis Laura et Andrea. En cherchant dans la base de données du SVI, je m’intéresse à l’organisation de Tourism for Help pour le Mali. Je prends directement contact avec Isabelle pour en savoir plus. Cependant vu la situation politique et sécuritaire, mes amis et moi prenons la décision de ne pas donner suite au projet. À la suite de cela, Isabelle nous propose d’aller au Sénégal dans le centre KEUR YAKAAR. Je suis ainsi mis en contact avec Alberto pour organiser notre arrivée à la Somone. En accord avec lui et selon les besoins, les envies et nos compétences, nos activités dans le centre se sont divisées en trois parties. Il y avait le module de recherche d’emploi, le TP bar et la création du potager du Centre.

Notre projet a duré du vendredi 3 au samedi 11 juillet. Il n’a duré qu’une semaine sur notre séjour d’un mois car nous avions déjà passé deux semaines dans un orphelinat à Mbour. Nous avions également prévu de visiter le Sénégal durant notre dernière semaine. Le week-end de notre arrivée a consisté à la découverte de Centre KEUR YAKAAR, de la Somone et de ses environs ainsi qu’à la finition des détails de nos activités. Tous les jours de la semaine étaient consacrés au module de recherche d’emploi (le matin) et au TP bar (l’après-midi). Le mercredi, nous avons travaillé uniquement sur le potager, et le samedi, nous avons participé à un échange culinaire avec la préparation d’un plat sénégalais.

En ce qui concerne le module sur la recherche d’emploi, nous nous sommes principalement appuyés sur le support de cours du séminaire de formation des élèves du centre DONI BLON. Ce dossier nous a été remis à l’avance par Alberto ce qui nous a permis de nous préparer dans les meilleures conditions. Nous l’avons trouvé complet, simple et structuré, c’est pour cela que nous avons effectué des retouches mineures. Les cours duraient de 9 à 11 heures avec une pause d’environ 10 minutes à la moitié. Les sujets de ces derniers étaient le CV, la lettre de motivation, l’entretien d’embauche et la recherche d’emploi. La première partie était théorique et la deuxième, pratique. Autrement dit, la première heure, nous expliquions le sujet, ses grandes lignes et ses pièges à éviter, et en deuxième heure, il était au tour des étudiants de travailler en mettant en pratique la théorie. Nous avons surtout insisté sur la mise en pratique car il nous semblait plus intéressante pour les étudiants. Et cela nous permettait d’avoir un meilleur échange avec ces derniers. Par exemple, nous avons simulé pour chaque étudiant un entretien d’embauche. Nous avons également fait écrire et corriger par la suite les CV de chaque étudiant.

En ce qui concerne le TP bar, nous nous sommes principalement appuyés sur l’expérience d’Andrea en tant que barman. En effet, ce dernier travaille au QWERTZ à Lausanne, et il a pu ainsi partager son expérience. Là encore, nous avons organisé le cour entre théorie et pratique. Cette dernière consistait par des simulations de commande et la dégustation des boissons demandées.

En ce qui concerne le potager, nous nous sommes appuyés principalement sur l’aide précieuse du gardien et jardinier du centre. Malheureusement, nous n’avons pas la main verte. Nous avons préparé la terre et nous avons planté des légumes avec des graines achetées en Suisse. Cette activité a permis de faire quelque chose de différent durant la semaine et d’avoir un contact différent avec les étudiants. En plus, il permet de sensibiliser les gens aux questions de l’écologie et du bio.

Il y a eu en plus une autre activité, l’échange culinaire. À la base, nous en avions prévu plusieurs, mais il était difficile de déguster par la suite les plats préparés en plein mois du ramadan. La préparation de beignets sénégalais était une délicieuse idée car elle permet d’inverser la relation élève-professeur, car c’était nous qui apprenions. En plus, il n’y a rien de tel que la cuisine pour rapprocher les peuples.

Un problème était la timidité de nombreux élèves. En effet, au début de la semaine, il était difficile de les faire participer de manière optimale. Cela nous a pris du temps pour briser la glace. Mais quand cette dernière tombe, la chaleur est au rendez-vous. L’autre aspect qui doit être pris en compte à l’avenir dans une mission sur place en tant que bénévole, est la durée, nous n’aurions pas du rester seulement une semaine, je pense qu’il est nécessaire d’être présent au minimum 2 à 3 semaines. Dès le début, il faudrait pratiquer des activités dites « d’échange » comme il a été le cas avec la préparation du plat sénégalais. Ainsi, la relation entre les élèves et les bénévoles ne serait plus entre celui qui fait le cours et celui qui écoute. Cela serait un échange horizontal qui permettrait de plus vite faire tomber la timidité, de mieux se connaître et ainsi de pouvoir travailler dans des conditions optimales. En plus de l’échange culinaire, nous avons également partagé un repas autour d’un feu sur la plage. Malheureusement, cela était vers la fin du séjour. Il était déjà le temps du départ alors que nous venions de nous faire des amis.

En résumé, ce séjour au centre de formation de Keur Yakaar a été enrichissant et intéressant même si notre temps à disposition a fait défaut. Personnellement, il m’a permis de toucher de nouveaux domaines que je ne connaissais pas en tant que bénévole et de faire de nouvelles rencontres. Je suis sûr que la venue de nouveaux bénévoles pourrait être bénéfique au centre et aux étudiants. Je tiens à remercier chaleureusement Mr Alberto Rotundo (responsable promotion) et Isabelle Lejeune (directrice opérationnel de l’association Tourism for Help) pour leur aide à l’organisation et à la concrétisation de ce séjour à la Somone.